Cet atelier a suscité une grande diversité de réflexions et d’émotions dans l’équipe. Plusieurs ont été interpellé·e·s par l’invitation à sortir du mode performatif, à prendre le temps d’écouter, de ressentir, de se connecter autrement au territoire. Certain·e·s ont ressenti une colère face aux injustices historiques et à la destruction des communautés, des savoirs, des modes de vie. D’autres ont exprimé un sentiment d’impuissance, mais aussi une clarté nouvelle sur leur rôle de passeur·euse, leur responsabilité dans la transmission, dans la transformation.
Cette expérience nous invite à revisiter nos pratiques d’accompagnement, notre langage (que veut dire « développement » ?), nos rapports au vivant, à l’espace, au temps. Elle nous confronte, mais elle ouvre aussi à des possibles, à un vivre ensemble plus lucide et équitable.
Ce moment fort a profondément touché l’équipe. Il nous incite à nous engager et à poursuivre nos explorations en matière de décolonisation de nos pratiques et de nos milieux, avec humilité, sincérité et ouverture.
Envie d’en savoir plus? L’OVSS tient un carnet sur Praxis depuis le printemps pour documenter ces pas et lancera un club de lecture sur cette thématique à l’automne.
Et si vous souhaitez vous aussi vous investir dans la décolonisation, voici quelques organismes autochtones pouvant vous accompagner : Institut Ashukan, Utapi Consultant,Mikana, Kina8at
