

Chez Communagir, nous pensons qu’il est plus que jamais nécessaire que l’ensemble des acteur·rices de la société s’engagent dans les changements requis pour assurer notre avenir commun. Dans le contexte de crise sociale et écologique que nous traversons, le but ultime que nous nous sommes fixé est de contribuer de notre mieux, à partir de ce que nous sommes, à ce que la transition sociale et écologique soit concrètement en marche dans les collectivités du Québec ainsi qu’à l’échelle de l’État.
Nous croyons qu’une transition sociale et écologique se construit collectivement, en s’ancrant dans les réalités et les aspirations de chaque territoire.
Contribuer à cette transformation, c’est soutenir un véritable changement de cap : permettre aux collectivités de relever leurs défis, de saisir leurs opportunités et de façonner elles-mêmes l’avenir qu’elles souhaitent. Chaque démarche que nous accompagnons s’inscrit dans cette vision, avec la conviction que chaque pas nous rapproche d’un impact réel et durable

Notre contribution au changement se déploie en trois niveaux, qui s’alimentent et se renforcent les uns les autres.
Nos trois stratégies d’action constituent notre socle. En les réalisant, nous activons six leviers qui permettent d’initier des transformations auxquelles nous pouvons contribuer. Ces leviers, lorsqu'ils sont suffisamment mobilisés, créent un terreau favorable à l'émergence de conditions structurelles essentielles pour que la transition sociale et écologique puisse s'enraciner durablement dans les collectivités.
Nos actions s’inscrivent dans trois grandes stratégies complémentaires :

Par une multitude d’accompagnements critiques de démarches de développement des communautés territoriales à toutes les échelles et l’offre de formations structurantes pour les leaders du développement collectif, nous contribuons à renforcer les compétences qui permettront aux acteur·rices de penser et mettre en œuvre les changements souhaités.

En travaillant de concert avec d’autres organisations, regroupements et institutions principalement à l’échelle du Québec via des projets innovants et structurants (recherches, expérimentations, etc.), nous cocréons des conditions plus favorables au développement collectif pour l’ensemble de nos territoires. Nous le faisons dans l'optique de mailler et maximiser nos forces et celles des autres réseaux.

Du développement de nouvelles connaissances jusqu’à leur utilisation, nous nous assurons que les divers types de savoirs requis pour le changement soient à la disposition des acteur·rices du développement collectif. Ces stratégies s’appuient elles-mêmes sur les trois dimensions fondamentales de notre mission : les conditions favorables, les compétences et les connaisaances.
Leur interrelation constitue le socle de notre édifice et nous permet de contribuer à augmenter la capacité d’agir des territoires, mais également à nous rapprocher de notre but ultime via l'activation de nos leviers.
Nos stratégies d’action cherchent à activer six leviers essentiels :

Nous pensons qu’il est essentiel de créer des ponts entre tous les réseaux qui ont un rôle à jouer dans le renouvellement de notre vivre ensemble et la transformation des systèmes qui lui donnent forme.
En participant à des chantiers de travail nationaux, en mettant en lien des démarches locales avec des regroupements nationaux, en croisant les regards d’acteur·rices qui ne se connaissent pas et ont beaucoup à apprendre les un·es des autres, nous tentons de stimuler ces partenariats.
Exemple :
La participation aux chantiers nationaux du Collectif des partenaires en développement des communautés (CPDC) et aux activités de Multitudes nous permet d’être en contact et de collaborer concrètement avec plusieurs acteurs des réseaux.

Nous avons la conviction qu'il est nécessaire de créer des espaces de discussion et de partage qui dépassent les inévitables corporatismes des réseaux actuels, les silos et les secteurs d’activités.
Ces espaces devraient permettre l’expression de tous les points de vue, même les plus divergents, dans un esprit de recherche d’alliances et de convergences pour trouver les voies porteuses grâce auxquelles nous pourrons avancer ensemble
Exemples :
Le projet Récits du territoire a rendu possibles des dialogues citoyens autour de la transition climatique dans deux régions en évitant les jugements, la division des discours et le piège des chambres d’écho.
L’accompagnement de Partenariat Climat Montréal réunissant des partenaires des milieux municipal, de la santé publique, des affaires, de la finance, du développement immobilier, philanthropique, communautaire et citoyen a permis une lecture partagée du contexte et des obstacles à l’action climatique, et d’identifier des destinations stratégiques pour les trois prochaines années
La cocréation d’une formation mutualisée avec 6 organismes de soutien aux démarches collectives a conduit au partage des contenus clés de chacun au bénéfice des participant·es.

Il faut faire exister des projets novateurs et des façons de faire renouvelées pour découvrir jusqu’où nous pouvons aller. Des espaces où il est permis de se tromper pour mieux apprendre ensemble. Ils peuvent se mettre en place autant à travers un exercice de planification stratégique dans un territoire que dans un projet partenarial national.
Notre approche d’accompagnement critique, appréciée des mandataires, offre une perspective renouvelée et des filtres originaux pour comprendre et agir sur les situations rencontrées.
Exemples :
Les ateliers exploratoires sur les changements systémiques ont permis de mieux comprendre comment amener une perspective systémique dans le contexte de démarche collective territoriale.
Notre équipe a accompagné la création d’une gouvernance régionale en adaptation aux changements climatiques au Bas-Saint-Laurent, dont le coleadership est assumé conjointement par le CREBSL et la Direction de la santé publique du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Trouver un nouveau modèle pour vivre ensemble demande beaucoup d'efforts, de persévérance, mais surtout une grande capacité à sortir de ses habitudes et de sa zone de confort. Si c'est vrai pour les individus, cela l’est tout autant pour les démarches que nous compagnons.
Nous souhaitons les accompagner de façon critique, c’est-à-dire les mettre suffisamment au défi pour qu'elles arrivent à dépasser le connu et à explorer de nouvelles avenues, même si cela comporte des risques. Nous avons d'ailleurs identifié 9 fonctions nous permettant de jouer ce rôle d’accompagnement critique.
Exemple :
Notre approche d’accompagnement critique, appréciée des mandataires, offre une perspective renouvelée et des filtres originaux pour comprendre et agir sur les situations rencontrées.

Les connaissances de toutes sortes sont un puissant levier à tout changement. Encore faut-il qu’elles soient adaptées aux besoins actuels qui sont en constante évolution, qu’on puisse y avoir accès facilement et qu’on soit en mesure de les utiliser concrètement. Nous nous employons au quotidien à faire évoluer et rayonner ces connaissances.
Exemples : La nouvelle mouture de la formation Planification collective propose une approche orientée sur des chemins de changements d’abord expérimentés dans différents accompagnements.
L'ajustement de notre ligne éditoriale se traduit par le partage et la mise au jeu de réflexions internes et expérimentations de l’équipe sur la plateforme Praxis.
Les nouveaux formats de diffusion avec les balados issus des Récits du territoire.

Il est plus facile de prôner le changement que de le mettre en œuvre car cela implique presque toujours de se transformer soi-même. Nous pensons que la transition sociale et écologique requiert ce type de changement à toutes les échelles, mais spécialement dans les organisations (communautaires, institutionnelles, coopératives, etc.) qui composent les démarches de développement collectif.
Exemples :
L’accompagnement des démarches collectives dans une approche de coconstruction favorise le développement du pouvoir d’agir.
L’atelier des couvertures vécu au lac-à-l’épaule de l’été 2025 nous a offert une expérience immersive et a renforcé notre engagement à mobiliser des connaissances sur les perspectives décoloniales.
Le lancement du Projet intrapreneurial transitionnel (PTI) vise à explorer de nouvelles approches pour adapter nos actions aux transformations sociales, écologiques et (géo)politiques en cours.
Les leviers que nous activons favorisent l’émergence de conditions qui, en se renforçant mutuellement, contribuent à l’impact que nous visons.

Pour que la transition soit concrètement en marche, il est évident qu’il faut dans un premier temps que tout le monde adhère à l’urgence d’agir.
Cette action à tous les paliers obligera les parties prenantes à faire des choix qui impliquent des décisions politiques courageuses : renoncer à certaines choses, laisser tomber des façons de faire, autrement dit, il faudra faire des deuils.

Si on souhaite que les choses changent et que les transformations soient les meilleures possibles selon l’état des connaissances, il est impératif que les parties prenantes s’approprient et mettent à contribution les connaissances requises, qu’elles soient théoriques, méthodologiques ou pratiques.
Elles doivent être accessibles au plus grand nombre pour générer le momentum nécessaire aux différents changements.

La compétence, telle que la définit Guy Le Boterf, implique d'être en mesure de mobiliser et d’activer plusieurs savoirs (de tous types) dans une situation et un contexte donné.
Pour assurer une transition sociale et écologique réussie, nous croyons que les personnes qui habitent les territoires doivent être impliquées dans la prise de décisions et les actions à mener tout en étant solidement soutenues à toutes les échelles par les organisations et institutions qui s’y activent.

Pour que la transition sociale et écologique soit rassembleuse, on doit la coconstruire ensemble. Et pour qu’elle ne se fasse pas au détriment des personnes qui vivent déjà des situations de vulnérabilité, il est essentiel que tout le monde ait réellement voix au chapitre.
Il faut non seulement s’assurer que les perspectives de différentes populations sur diverses situations soient entendues et considérées, mais aussi se doter d’espaces qui leur reconnaissent une place pleine et entière.

Lorsque nous disposerons de ces espaces inclusifs, il est essentiel qu’ils soient des lieux où il est possible de discuter, de partager ses perceptions et ses opinions, de communiquer ses craintes et appréhensions.
Il convient de créer des espaces où s’expriment les divergences qui favorisent les remises en question, où l’on pourra créer de la convergence pour affronter ensemble les grands défis qui nous attendent tout en s’outillant pour prendre des décisions cohérentes.

Des liens solidaires, ce sont des liens entre les personnes, les groupes, les organisations et les territoires qui « entraînent une obligation morale de se porter assistance ». Ces liens permettent une résilience dans les communautés et sont encore plus importants lorsqu’une personne est en situation de vulnérabilité.
Les liens porteurs de sens réfèrent quant à eux aux relations qui ont une résonance forte et souvent émotionnelle pour les personnes et les organisations parce qu’elles rejoignent leurs valeurs et aspirations.

Lorsqu’il est question de la transition sociale et écologique, le cadre intégrateur est un outil collectif qui permet d'interpeler une plus grande diversité de parties prenantes et de mettre en commun les multiples aspects de ce qu’il y a à faire collectivement, dans la plus grande cohérence possible.
Un tel cadre (un plan territorial, une politique, un cadre de référence, etc.) inclut des éléments de vision et des orientations, voire des pistes d’action répondant aux préoccupations des communautés territoriales.
Un cadre intégrateur permet de créer des liens au-delà des frontières existantes ou des silos entre différents acteur·rices, secteurs d’activité, territoires, stratégies et rythmes pour générer des actions et augmenter la capacité de mettre en œuvre la transition. Malgré son appellation, ce cadre doit être malléable, évolutif et vivant pour favoriser les apprentissages.
Parce qu’un tel changement doit être coconstruit avec les collectivités, les partenaires, les élu·es, les organismes et les institutions.
Ce schéma est notre façon de poser des jalons, de clarifier notre intention et d’ouvrir le dialogue. Il nous aide à articuler nos actions avec celles d’autres acteur·rices, à renforcer notre capacité d’évaluation et d’apprentissage, et à orienter nos choix dans un contexte en constante évolution.
