Le mouvement social réunit un large éventail d’individus et d’organisations qui se mobilisent en réseau autour de projets de société ou d’enjeux sociaux et environnementaux, en recourant à diverses formes de protestation. Au Québec, on pense notamment à la grève étudiante de 2012 ou encore à la marche Du pain et des roses. Ces mobilisations, bien qu’elles dépassent souvent le cadre municipal, impliquent généralement des citoyennes et des citoyens qui habitent la municipalité et sont actifs au sein de celle-ci. Les mouvements sociaux dépassent souvent les municipalités, même si celles-ci s’y joignent parfois. D’ailleurs, certaines municipalités choisissent parfois de s’y associer, comme on l’a vu récemment avec les prises de position publiques en faveur de la fin du génocide à Gaza2.
La participation sociale désigne l’engagement des personnes dans des activités collectives de la vie courante : adhésion à un groupe communautaire, à une association de locataires, à un syndicat ou à un parti politique; bénévolat; militantisme ou participation à des assemblées citoyennes. Les municipalités invitent d’ailleurs parfois leurs citoyennes et leurs citoyens à s’impliquer bénévolement dans des comités qui visent à dynamiser la vie de la communauté à travers l’organisation de fêtes ou d’activités. De manière corollaire, plusieurs personnes élues s’impliquent, par exemple, dans des organismes communautaires ou des conseils d’établissements scolaires, ou prennent part à des démarches de développement social local.
La participation électorale, quant à elle, consiste à se présenter ou à aller voter dans le cadre d’élections fédérales, provinciales, municipales, scolaires, syndicales ou autres. Encadrée par des règles strictes (âge, citoyenneté, lieu de résidence, etc.) qui varient selon le type de scrutin, elle constitue l’expression même de la démocratie représentative.
La participation publique apparaît lorsque les instances publiques (municipales, provinciales, fédérales), des entreprises ou des OBNL créent des espaces de participation ponctuels ou permanents, encadrés par des règles précises, dans le but d’atteindre un objectif déterminé au préalable. À titre d’exemple, citons les conseils de quartier de la ville de Québec ou encore les consultations publiques réalisées dans le cadre des politiques Municipalité amie des aînés (MADA). Et il est toujours possible d’aller plus loin dans cette ouverture à la participation.
